C'est triste à dire, mais de "Négociation Annuelle Obligatoire", notre direction ne retient que les deux derniers mots.
Notre unique satisfaction est d'avoir obtenu la remise d'informations salariales qui nous étaient systématiquement refusées par le passé, la direction ayant bien intégré le fait que nous étions déterminés à recourir si besoin au TGI en cas de nouveau refus.
Pour le reste, l'intégralité des revendications des organisations syndicales représentatives a essuyé un refus sans appel.
La direction avait arrêté d'avance sa décision :
AG = 0,7% avec talon de 12 € ; les cadres étant exclus de ce dispositif.
Les primes de poste, de panier, de transports, etc... augmentent aussi de 0,7%
Total de l'enveloppe d'augmentation = 1,5%, entièrement distribuée en augmentations individuelles pour les cadres.
0,7%, c'est l'inflation pour un an que retient la direction.
Elle reste sourde au fait que les augmentations n'intervenant qu'en avril, elle pourrait attendre de connaitre l'inflation de janvier dont on sait par avance qu'elle sera impactée de 0,4 à 0,5% par la hausse des taux de TVA en France, l'inflation anticipée par le budget de l’État étant quant à elle de 1,3% pour 2014.
Elle ne veut pas considérer les gains de productivité : le chiffre d'affaire se maintient malgré la fonte constante des effectifs depuis 2006 du fait des suppressions de postes programmées.
Bien sûr, l'entreprise est terriblement endettée par l'emprunt fait aux banques pour financer l'achat de Diversey au prix largement surévalué de 4,3 milliards de dollars à en croire la dépréciation de 1,9 milliards de dollars à laquelle il a été procédé dans les comptes 2012.
Ce n'est hélas pas la première fois que les salariés ont à payer l'impéritie patente de dirigeants qui restent néanmoins imperturbablement fiers d'eux-mêmes.
Les salaires servent de variable d'ajustement pour compenser les erreurs (?) de gestion en dépit desquelles les revenus des actionnaires et des dirigeants complices ne cessent de gonfler.
Est-ce vraiment une fatalité ?

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