Il s'agit sans doute d'une erreur, ou d'une terrible injustice, mais il manque visiblement un nom dans ce palmarès et une entreprise dans celui-ci !
Ce n'est pourtant pas faute de dispenser moult preuves d'attention et de soin : diffusion d'informations inutiles à gogo, distribution hebdomadaire de vidéos auto-satisfaites en couleur, organisation d’éventements "fun&cool" simulant la joie de travailler en équipe...
Mais est-il bien raisonnable de demander aux salariés d'évaluer leur employeur ?
Le procédé subversif veut-il laisser croire que la Déclaration de Philadelphie n'est pas tout à fait oubliée depuis que "les quatre libertés proclamées par Roosevelt ont cédé la place à la libre circulation des capitaux et des marchandises et à la concurrence sans entrave1" ?
Au moins l'Internet permet-il de partager autre chose que la propagande officielle et de rappeler à ceux qui tentent de le faire oublier que les salariés ne sont pas dupes.
____________________________________
1 L'esprit de Philadelphie la justice sociale face au marché total (Alain Supiot, éditions du Seuil)
dimanche 30 mars 2014
vendredi 28 mars 2014
Augmentations de salaires
L’accord du 5 décembre 2013 relatif aux salaires minima, conclu dans le cadre de la Convention Collective Nationale de la PLASTURGIE, a été étendu par arrêté ministériel du 21 février 2014 (publié au JO du 11 mars 2014).
Aucune réserve ou exclusion à signaler.
L’arrêté
d’extension rend obligatoire l’accord dans toutes les entreprises de la
branche de la Plasturgie, même si l’employeur n’est pas adhérent du
syndicat patronal signataire.
Il
est assez déconcertant de constater que l'accord que nous avons négocié et
signé pour la branche revalorise mieux en moyenne les minima (1,1% pour tous les coefficients en janvier 2014 et 1,4% pour le coefficient 830, assimilé cadre.) que Sealed
Air n'augmente les salaires en France...
Et pourtant, rares sont les entreprises de la plasturgie qui affichent un EBITDA égal à 13% de leur CA.mardi 18 février 2014
Inégalité ?
Alors qu’Eloi Laurent (Economiste sénior et conseiller scientifique à l’OFCE,
Maître de conférences à Sciences-Po et à Standford (Etats-Unis)) et Waddick
Doyle (Professeur à l’Université Américaine de Paris, Directeur du
département "communication")
nous expliquaient le11 février dernier sur France Culture
que le revenu des ménages américains ne cessent de baisser depuis 10 ans parce
que 95% de la progression des revenus est accaparée par le top 1% de la
distribution des revenus, les dirigeants de Sealed Air illustrent en « live »
le propos :
(source : salary.com)
Et toi, t'es sur quelle case de la girafe ?
jeudi 6 février 2014
GRF : un système de classement opaque ?
Voici venu le temps de la « year end review »
Cette année, la
nouveauté, c’est GRF pour « Global Reward Framework » qui nous est
imposé comme un remède à l’insatisfaction largement exprimée par les salariés à
l’occasion du questionnaire de satisfaction de 2013 (« engagement
survey » selon l’appellation américaine)
observé par nos dirigeants comme un baromètre de l’engagement des
troupes.
GRF, pour les francophones qui ne seraient pas trop
familiers de l’idiome de l’oncle Sam, se prononce à peu près
« GIRAFE ».
Rien à voir avec l’adorable objet de caoutchouc qui
participa à l’éveil de plusieurs générations en leur faisant les dents, objet
nommé Sophie, étranger aux concepts de classification, ignorant tout de la
gestion de carrière, n’est-ce pas ?
Non, GRF s’applique à créer des cases dans lesquelles il
s’agit de ranger les salariés.
Selon quels critères ?
C’est ce que tout le monde semble ignorer jusqu’alors :
notre DRH n’a pas su l’expliquer aux élus du Comité Central d’Entreprise (cf.
le PV du CCE), pas plus que les managers qui se sont déjà acquittés de leur corvée
n’ont su dire à leurs subordonnés pourquoi ces derniers tombaient dans la case
P2 ou S1 pendant que leur collègue était rangé dans la case P3 ou S2 bien que
la classification
de la plasturgie (la seule officielle pour Sealed Air France)
attribuait à leurs postes respectifs le même coefficient, voire le même nombre
de points.
Là sera l’objet de notre vigilance, car ce système prétend
justifier des planchers et surtout des plafonds des rémunérations qui
pourraient bien mal s’accommoder des normes légales, lesquelles visent
également à interdire les classements arbitraires.
Mais GRF peut aussi être employé à détourner l’attention de
ceux pour qui il est conçu…
Tiens bébé, ne pleure pas, voilà ta girafe !
Pouette pouette…
samedi 21 décembre 2013
NAO 2014 - Toujours moins !
C'est triste à dire, mais de "Négociation Annuelle Obligatoire", notre direction ne retient que les deux derniers mots.
Notre unique satisfaction est d'avoir obtenu la remise d'informations salariales qui nous étaient systématiquement refusées par le passé, la direction ayant bien intégré le fait que nous étions déterminés à recourir si besoin au TGI en cas de nouveau refus.
Pour le reste, l'intégralité des revendications des organisations syndicales représentatives a essuyé un refus sans appel.
La direction avait arrêté d'avance sa décision :
AG = 0,7% avec talon de 12 € ; les cadres étant exclus de ce dispositif.
Les primes de poste, de panier, de transports, etc... augmentent aussi de 0,7%
Total de l'enveloppe d'augmentation = 1,5%, entièrement distribuée en augmentations individuelles pour les cadres.
0,7%, c'est l'inflation pour un an que retient la direction.
Elle reste sourde au fait que les augmentations n'intervenant qu'en avril, elle pourrait attendre de connaitre l'inflation de janvier dont on sait par avance qu'elle sera impactée de 0,4 à 0,5% par la hausse des taux de TVA en France, l'inflation anticipée par le budget de l’État étant quant à elle de 1,3% pour 2014.
Elle ne veut pas considérer les gains de productivité : le chiffre d'affaire se maintient malgré la fonte constante des effectifs depuis 2006 du fait des suppressions de postes programmées.
Bien sûr, l'entreprise est terriblement endettée par l'emprunt fait aux banques pour financer l'achat de Diversey au prix largement surévalué de 4,3 milliards de dollars à en croire la dépréciation de 1,9 milliards de dollars à laquelle il a été procédé dans les comptes 2012.
Ce n'est hélas pas la première fois que les salariés ont à payer l'impéritie patente de dirigeants qui restent néanmoins imperturbablement fiers d'eux-mêmes.
Les salaires servent de variable d'ajustement pour compenser les erreurs (?) de gestion en dépit desquelles les revenus des actionnaires et des dirigeants complices ne cessent de gonfler.
Est-ce vraiment une fatalité ?
Notre unique satisfaction est d'avoir obtenu la remise d'informations salariales qui nous étaient systématiquement refusées par le passé, la direction ayant bien intégré le fait que nous étions déterminés à recourir si besoin au TGI en cas de nouveau refus.
Pour le reste, l'intégralité des revendications des organisations syndicales représentatives a essuyé un refus sans appel.
La direction avait arrêté d'avance sa décision :
AG = 0,7% avec talon de 12 € ; les cadres étant exclus de ce dispositif.
Les primes de poste, de panier, de transports, etc... augmentent aussi de 0,7%
Total de l'enveloppe d'augmentation = 1,5%, entièrement distribuée en augmentations individuelles pour les cadres.
0,7%, c'est l'inflation pour un an que retient la direction.
Elle reste sourde au fait que les augmentations n'intervenant qu'en avril, elle pourrait attendre de connaitre l'inflation de janvier dont on sait par avance qu'elle sera impactée de 0,4 à 0,5% par la hausse des taux de TVA en France, l'inflation anticipée par le budget de l’État étant quant à elle de 1,3% pour 2014.
Elle ne veut pas considérer les gains de productivité : le chiffre d'affaire se maintient malgré la fonte constante des effectifs depuis 2006 du fait des suppressions de postes programmées.
Bien sûr, l'entreprise est terriblement endettée par l'emprunt fait aux banques pour financer l'achat de Diversey au prix largement surévalué de 4,3 milliards de dollars à en croire la dépréciation de 1,9 milliards de dollars à laquelle il a été procédé dans les comptes 2012.
Ce n'est hélas pas la première fois que les salariés ont à payer l'impéritie patente de dirigeants qui restent néanmoins imperturbablement fiers d'eux-mêmes.
Les salaires servent de variable d'ajustement pour compenser les erreurs (?) de gestion en dépit desquelles les revenus des actionnaires et des dirigeants complices ne cessent de gonfler.
Est-ce vraiment une fatalité ?
Fermeture de l’atelier Printing
Le CHSCT a été mandaté par le CE pour donner un avis sur la fermeture de l’atelier Printing prévu début 2014.
Soumis à un
calendrier très court de moins d’un mois pour rendre son avis, les membres du
CHSCT ont tenté d’obtenir toutes les réponses nécessaires à leurs questions de
la part de la direction pour pouvoir rendre un avis motivé, la présentation du
projet qui lui en avait été faite ne donnant que très peu de détails.
Malheureusement, devant le flou des réponses de la direction et le
manque de justification de fermeture de cet atelier pour des raisons
économiques, il nous est vite apparu que la direction était simplement motivée
par ses obligations légales d’obtenir un avis du CE avant de pouvoir démarrer
effectivement la fermeture de l’atelier.
En conséquence, le CHSCT n’a pas eu d’autre choix que de rendre un avis
défavorable. (Voir ci-dessous).
Pour le détail des questions du CHSCT et des réponses de la direction
veuillez vous référer au PV du CHSCT du 12 décembre 2013 qui paraîtra début
2014.
Avis du
CHSCT sur Le projet de fermeture de l’atelier Printing
Les membres du CHSCT ont pris connaissance des réponses
de la direction à leurs questions complémentaires du 05/12/2013.
Ces réponses ne les satisfont pas pour les raisons suivantes :
Il n’y a pas véritablement de projet formalisé avec des dates.
Ces réponses ne les satisfont pas pour les raisons suivantes :
Il n’y a pas véritablement de projet formalisé avec des dates.
L’information au CHSCT a été faite de façon trop tardive (15/11/2013) pour pouvoir faire une étude sérieuse du « projet ». Nous déplorons d’une façon générale l’attitude de la direction quant aux délais très courts imposés au CHSCT lorsqu’elle a besoin de son avis.
Sur la justification économique, aucun document financier ne nous a été fourni nous permettant de faire un comparatif avec les autres sites de production.
Aucune information ne nous a notamment été
fournie sur :
- Un manque de rentabilité de cet atelier ;
- Des problèmes de productivité et de qualité ;
- Un manque de « savoir-faire » des salariés.
- A la question concernant l’origine des postes proposés, la direction n’a apporté aucune précision (créations, remplacements, …) ;
- Nous ne connaissons pas le détail des postes proposés aux salariés reclassés ;
- La proposition de maintien du coefficient pendant 2 ans nous fait craindre un déclassement ultérieur de ces salariés ;
- Aucun plan de formation détaillé en fonction de chaque poste ne nous a été fourni.
En conclusion, les membres du CHSCT constatent que le choix de la fermeture de l’atelier Printing à Epernon ne paraît pas lié à des critères économiques, de compétitivité, de compétence des salariés ni de qualité de production, mais semble plutôt constituer une délocalisation en vue d’augmenter les profits.
En conséquence, le CHSCT ne peut rendre qu’un avis défavorable.
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