mardi 11 juin 2013
Le CHSCT réclame des comptes sur les suppressions de postes.
L'objectif est de connaître les conséquences des suppressions de postes sur les conditions de travail des salariés en activité.
Pour cela, le CHSCT a demandé la liste des 293 postes supprimés entre 2006 et 2012, ainsi que les motifs de suppression pour chaque poste.
Combien de postes ont été délocalisés (atelier sacs, converting films...), combien ont été remplacés par de la sous-traitance (sécurité, accueil, atelier central, informatique...) , combien de postes ont fait l'objet de transfert de charge sur les autres salariés en activité ?
Lorsqu'il y a eu transfert de charge, le CHSCT demande vers quels postes actifs les taches des postes supprimés ont été reportées ?
mardi 28 mai 2013
Sealed Air abandonne le « forced ranking »… pour la France.
Dès sa présentation le 5 mars 2013 à Epernon, nous critiquions
fermement l’application du « forced ranking » (voir notre article du 30 mars) dont nous avons dénoncé le caractère illicite lors de réunion du Comité d’Etablissement
d’Epernon du 28 mars, puis hier, à l’occasion de la réunion du Comité Central d’Entreprise
en préparant une action en justice au cas où la direction n’entendrait pas raison.
Mais hier en CCE, la direction nous a expliqué qu’au vu
de la jurisprudence sur laquelle nous étayions notre argumentaire, elle
renonçait à appliquer le « forced ranking » aux salariés français, et
qu’en conséquence, ceux des cadres qui auraient vu leur note abaissée du fait
de ce système illicite en France, verront leur niveau de bonus recalculé en
fonction de leur première note, comme cela se faisait par le passé, et
recevrons la prime qui leur est due avec leur salaire du mois de juin.
Il faudra être vigilant, car en dépit des affirmations de la
direction qui prétend qu’un faible nombre de cadres est concerné, sans
préciser combien, - mais ils se compteraient sur les doigts d’une main. -,
et que tous sont attachés au service informatique global, vos témoignages
semblent montrer qu’il faut plusieurs mains pour compter les cadres lésés, et
que plusieurs services sont concernés.
Un courrier d’explication devrait être adressé à chacun.
Nous avons également posé la question de la rectification des
augmentations de salaires qui apparaissent comme étant directement liées à la
note attribuée : les salariés ayant été totalement privés de bonus ont
également été privés d’augmentation de salaire.
Pour le moment, la direction dit qu’il ne devrait pas y
avoir de relation entre ces deux éléments, mais son hésitation semble davantage
justifier par avance la volonté de ne pas avoir à corriger les augmentations de
salaires des salariés lésés, que contredire une pratique bien installée.
A suivre…
dimanche 19 mai 2013
Médecine du travail
La dérive des employeurs
L’indépendance
des médecins du travail gène les employeurs. Ceux-ci prétendent
saisir le Conseil de l’Ordre des médecins comme ils peuvent le faire
depuis une modification législative introduite par le gouvernement
précédent !
Ainsi,
plusieurs employeurs n’acceptent pas les constats de médecins du
travail
sur les effets délétères de certaines conditions de travail sur la
santé des salariés. Ils ont saisi l’Ordre des médecins arguant que les
médecins du travail ne pouvaient constater que des effets médicaux sans
établir de lien avec la situation professionnelle.
Leur
comportement nie gravement la mission et le rôle du médecin du travail
qui est de détecter les situations dangereuses pour les salariés afin
de les aider à faire reconnaître leurs droits. Un peu comme si on
interdisait un à cardiologue de parler du tabac à un patient qui a un
infarctus parce que l’industrie cigarettière fait
pression !
La
CFE-CGC interpelle le ministère de la Santé afin que les employeurs ne
puissent se servir de la déontologie et de l’Ordre des médecins pour
disqualifier l’action des médecins du travail dont la mission est de
conseiller et de protéger les salariés, en toute intégrité.
La CFE-CGC attire l’attention du Conseil de l’Ordre des médecins afin qu’il
mesure les particularités de l’exercice de la médecine du travail.
Cette situation et ses suites ne sont pas des cas isolés. Ils reflètent bien
les pressions que subissent les médecins du travail au sein des entreprises.
Sealed Air fait-elle partie de ces entreprises qui cherchent à faire pression sur la médecine du travail ?
Ce qui est sûr, c'est que nous avons jugé nécessaire d'alerter la direction sur l'inquiétante montée du stress dont témoignent nos collèges auprès de la médecine du travail.
Nous avons fait cela en décembre dernier au CHSCT, en rappelant à la direction que son dispositif visant à limiter les risques psychosociaux avait été unanimement jugé inopérant par les élus, et qu'il ne la dispense évidemment pas son obligation de résultat en matière de santé des salariés.
A ce jour, la direction retient toujours le compte rendu de cette réunion... Pourquoi ?
Nous avons fait cela en décembre dernier au CHSCT, en rappelant à la direction que son dispositif visant à limiter les risques psychosociaux avait été unanimement jugé inopérant par les élus, et qu'il ne la dispense évidemment pas son obligation de résultat en matière de santé des salariés.
A ce jour, la direction retient toujours le compte rendu de cette réunion... Pourquoi ?
samedi 30 mars 2013
Le "forced ranking", un système pervers
titrait en février 2011 l'article signé par Marc Mousli pour Alternatives Economiques, pour décrire le système d'évaluation qu'Airbus avait imaginé mettre en place avant d'être convaincu de sa nocivité.
"La croyance aveugle dans la compétition conduit certaines entreprises à des méthodes d'évaluation de leurs salariés qui constituent une erreur de management et une faute de gestion. C'est en effet la qualité de la coopération en son sein qui fait le succès d'une entreprise."
Quand on manque soit-même d'imagination et d'idée, on choisit un gourou, en l'occurrence Jack Welch, le terrible patron de General Electric de 1981 à 2001, et l'on singe ses méthodes en supposant qu'elles auront le même effet sur le chiffre d'affaires.
Hélas, c'est oublier que l'on a changé d'époque et qu'il a été démontré que ces politiques inspirées de l'eugénisme étaient non seulement inefficaces, mais contre-productives.
Quand on calque de surcroît ce principe délétère sur une organisation qui fonctionne selon le code féodal, laquelle promeut la soumission et n'admet pas la contradiction, on dégrade encore le résultat escompté en confiant aux courtisans le soin d'évaluer les performances supposées afin d'opérer le tri funeste.
La méthode est donc nocive en fin de compte, mais ses effets à court terme plaisent à l'actionnaire, et les gérontocraties se sentent par nature peu concernées par les avenirs qui les dépassent...
Malheureusement ce sont encore les salariés qui font les frais des mauvaises décisions de la direction.
Prions pour que le jour se lève !
mercredi 13 février 2013
Le Questionnaire de satisfaction
Aujourd’hui
la direction avait convoqué le CE en réunion extraordinaire pour informer les
élus de son intention de soumettre les salariés à un questionnaire de
satisfaction.
Non non,
le riez pas, c’est sérieux !
Bon d’accord,
l’idée ne vient pas de la direction locale qui ne fait que relayer une décision
de « supply chain », nous affirme-t-on dans un premier temps, avant
de finalement expliquer que la volonté émane de Jérôme Péribère lui-même, comme
pour couper court à nos questions.
Il s’agirait
d’une quarantaine de questions auxquelles les salariés d’Epernon seraient
invités à répondre entre le samedi 16 février et la fin du mois.
L’opérateur
Tower Watson promet que le questionnaire est anonyme, y compris pour les
salariés ne disposant pas d’une adresse électronique professionnelle qui seront
invité à répondre sur papier.
Quelles
questions ?
Les RH
disent avoir reçu l’ordre la semaine dernière et prétendent ne posséder qu’une
version anglaise du questionnaire qu’ils n’envisagent pas de traduire pour le
CE. Et bien sûr, les RH ne recevront la version française que vendredi…
Pourquoi
anonyme ?
Pour que
les salariés puissent répondre librement nous dit-on, ce qui nous permet de
rappeler que la direction avait refusé d’appliquer ces conditions pour mener
son enquête sur les risques psychosociaux, ce qui selon nous rendait l’exercice
inopérant.
Quel est
l’objectif ? Comment seront
exploités les résultats ?
Les RH
ne le savent pas…
Comme toujours, la direction marche
sur le fil du rasoir pour ne donner aucune information utile tout en simulant
les gestes légaux afin de créer l’illusion qu’elle à rempli ses obligations vis-à-vis
des élus, ce qui n’est hélas jamais le cas.
Mais qui
sait ? Peut-être Jérôme Péribère a-t-il vraiment l’intention d’agir
pour améliorer la satisfaction des salariés…
Pourquoi
se contenterait-il de paroles comme son prédécesseur ?
jeudi 7 février 2013
Information sur la réunion du Comité
d’Entreprise
Du 29 janvier 2013
|
Pour
la seconde fois, lors de la réunion du Comité d'Etablissement d'Epernon de janvier,
la Direction a annoncé aux élus sa décision de transférer des productions vers
la Hongrie "pour des raisons de coût".
Il
s'agit ici de la conversion de plusieurs types de sacs, faisant tomber les
prévisions de volume pour 2013 de l'atelier de conversion à 15 millions de
sacs. Il y a quelques années, en pleine occupation de la capacité, ce volume
atteignait les 300 millions, de l'ordre de ce que sont désormais les volumes
des usines de l'Est de l'Europe.
La
première fois, en juillet 2012, il s'agissait des sacs cuisson.
Cette
première fois coïncidait avec la présentation au Comité Central d'Entreprise du
rapport d'expertise comptable du Cabinet Diaseo.
Le
Cabinet Diaseo y analysait alors la baisse des volumes du Converting sacs comme
résultant d'une stratégie de délocalisation.
Il
s'appuyait pour parvenir à cette conclusion sur 2 faits :
1)
Les
ventes aux clients français n'ont pas diminué dans des proportions
corrélatives.
2)
L'augmentation
de l'activité du site d'Ujhartyan qu'il lui a été donné d'observer n'est pas
non plus corrélée à une augmentation du chiffre d'affaires sur les clients
hongrois.
Son chiffre d'affaires croît en presque totalité grâce aux exportations aux compagnies sœurs.
Son chiffre d'affaires croît en presque totalité grâce aux exportations aux compagnies sœurs.
Il
faut se souvenir que la construction d'usines à l'Est de l'Europe fut en son
temps présentée comme destinée à servir les marchés locaux émergents.
Jusqu'à
ces changements récents de communication, la Direction avait toujours présenté les
diminutions de volumes de production comme des "adaptations" aux
évolutions du marché et à l'érosion des chiffres d'affaires.
Au
long de ces dernières années de mutation, la direction a mis en place une
polyvalence des ouvriers, qu'elle a baptisée agilité. Elle a licencié plus de
200 salariés, départs qu'elle qualifie de naturel mais qu'elle ne juge pas
utile de remplacer, privant ainsi le bassin d'emploi d'autant.
Si
nous saluons l'intelligence avec laquelle la direction a géré les effectifs, lui
permettant en premier lieu de transformer une compression d'effectifs en somme
de départs individuels, nous aurions préféré qu'elle joue mieux le jeu du
dialogue social et ait débattu clairement de ces projets à leurs débuts afin de
mettre en place conjointement une véritable gestion prévisionnelle des emplois
et des compétences (GPEC).
Nous
aurions pu ensemble définir des critères objectifs, voire des appels au
volontariat, négocier des compensations dignes du préjudice et ainsi épargner à
nos collègues le traumatisme d'un licenciement transactionnel au motif fantaisiste qui pour nombre
d'entre eux entrait en réalité dans la stratégie de réduction d'effectif du
site.
Bien
sûr, il eut alors fallu démontrer le caractère économique de cette compression
d'effectifs, ce à quoi la Direction semble avoir choisi de ne pas se
confronter.
vendredi 21 décembre 2012
Des résultats attendus
Le
nouveau décret relatif à la mise en
œuvre des obligations des entreprises pour l’égalité professionnelle
entre les femmes et les hommes est applicable depuis le 19 décembre
2012. Un nouveau critère obligatoire s’applique dans les accords ou
plans d’actions pour les entreprises de plus de 50
salariés : celui de la rémunération.
Pour la CFE-CGC « s’attaquer » à la rémunération
est le levier le plus important pour les salariées françaises actives et futures retraitées.
La CFE-CGC se réjouit des nouveaux processus
engagés :
-
L’obligation de produire et d’envoyer systématiquement aux services des
Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE) un accord collectif ou un plan d’action avec un objectif de progression ainsi que des indicateurs chiffrés
par catégories socio professionnelles.
-
Des courriers de la DGT envoyés aux entreprises de plus de 300 salariés afin de les sensibiliser
à leurs obligations.
-
Des contrôles systématiques effectués « sur pièces » directement en entreprise. Le non-respect
des obligations se traduira par une sanction pouvant aller jusqu’à 1 % de la masse salariale.
-
Un site dédié à l’égalité professionnelle créé par le ministère des Droits aux femmes :
http ://ega-pro.fr
La CFE-CGC constate avec satisfaction
que ses demandes d’actions en faveur de l’égalité salariale ont été mises en œuvre.
Elle
demande cependant que les services
de l’État mettent des moyens humains et budgétaires pour inciter puis
contrôler les entreprises qui ne se conformeraient pas à la loi. Elle
regrette que les entreprises de moins de 50 salariés où les femmes y
sont nombreuses ne fassent pas partie de ce dispositif.
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