Médecine du travail
La dérive des employeurs
L’indépendance
des médecins du travail gène les employeurs. Ceux-ci prétendent
saisir le Conseil de l’Ordre des médecins comme ils peuvent le faire
depuis une modification législative introduite par le gouvernement
précédent !
Ainsi,
plusieurs employeurs n’acceptent pas les constats de médecins du
travail
sur les effets délétères de certaines conditions de travail sur la
santé des salariés. Ils ont saisi l’Ordre des médecins arguant que les
médecins du travail ne pouvaient constater que des effets médicaux sans
établir de lien avec la situation professionnelle.
Leur
comportement nie gravement la mission et le rôle du médecin du travail
qui est de détecter les situations dangereuses pour les salariés afin
de les aider à faire reconnaître leurs droits. Un peu comme si on
interdisait un à cardiologue de parler du tabac à un patient qui a un
infarctus parce que l’industrie cigarettière fait
pression !
La
CFE-CGC interpelle le ministère de la Santé afin que les employeurs ne
puissent se servir de la déontologie et de l’Ordre des médecins pour
disqualifier l’action des médecins du travail dont la mission est de
conseiller et de protéger les salariés, en toute intégrité.
La CFE-CGC attire l’attention du Conseil de l’Ordre des médecins afin qu’il
mesure les particularités de l’exercice de la médecine du travail.
Cette situation et ses suites ne sont pas des cas isolés. Ils reflètent bien
les pressions que subissent les médecins du travail au sein des entreprises.
Sealed Air fait-elle partie de ces entreprises qui cherchent à faire pression sur la médecine du travail ?
Ce qui est sûr, c'est que nous avons jugé nécessaire d'alerter la direction sur l'inquiétante montée du stress dont témoignent nos collèges auprès de la médecine du travail.
Nous avons fait cela en décembre dernier au CHSCT, en rappelant à la direction que son dispositif visant à limiter les risques psychosociaux avait été unanimement jugé inopérant par les élus, et qu'il ne la dispense évidemment pas son obligation de résultat en matière de santé des salariés.
A ce jour, la direction retient toujours le compte rendu de cette réunion... Pourquoi ?
Nous avons fait cela en décembre dernier au CHSCT, en rappelant à la direction que son dispositif visant à limiter les risques psychosociaux avait été unanimement jugé inopérant par les élus, et qu'il ne la dispense évidemment pas son obligation de résultat en matière de santé des salariés.
A ce jour, la direction retient toujours le compte rendu de cette réunion... Pourquoi ?

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