jeudi 7 février 2013


Information sur la réunion du Comité d’Entreprise
Du 29 janvier 2013

Pour la seconde fois, lors de la réunion du Comité d'Etablissement d'Epernon de janvier, la Direction a annoncé aux élus sa décision de transférer des productions vers la Hongrie "pour des raisons de coût".
Il s'agit ici de la conversion de plusieurs types de sacs, faisant tomber les prévisions de volume pour 2013 de l'atelier de conversion à 15 millions de sacs. Il y a quelques années, en pleine occupation de la capacité, ce volume atteignait les 300 millions, de l'ordre de ce que sont désormais les volumes des usines de l'Est de l'Europe.

La première fois, en juillet 2012, il s'agissait des sacs cuisson.
Cette première fois coïncidait avec la présentation au Comité Central d'Entreprise du rapport d'expertise comptable du Cabinet Diaseo.
Le Cabinet Diaseo y analysait alors la baisse des volumes du Converting sacs comme résultant d'une stratégie de délocalisation.
Il s'appuyait pour parvenir à cette conclusion sur 2 faits :
1)    Les ventes aux clients français n'ont pas diminué dans des proportions corrélatives.
2)    L'augmentation de l'activité du site d'Ujhartyan qu'il lui a été donné d'observer n'est pas non plus corrélée à une augmentation du chiffre d'affaires sur les clients hongrois.
Son chiffre d'affaires croît en presque totalité grâce aux exportations aux compagnies sœurs.

Il faut se souvenir que la construction d'usines à l'Est de l'Europe fut en son temps présentée comme destinée à servir les marchés locaux émergents.
Jusqu'à ces changements récents de communication, la Direction avait toujours présenté les diminutions de volumes de production comme des "adaptations" aux évolutions du marché et à l'érosion des chiffres d'affaires.

Au long de ces dernières années de mutation, la direction a mis en place une polyvalence des ouvriers, qu'elle a baptisée agilité. Elle a licencié plus de 200 salariés, départs qu'elle qualifie de naturel mais qu'elle ne juge pas utile de remplacer, privant ainsi le bassin d'emploi d'autant.

Si nous saluons l'intelligence avec laquelle la direction a géré les effectifs, lui permettant en premier lieu de transformer une compression d'effectifs en somme de départs individuels, nous aurions préféré qu'elle joue mieux le jeu du dialogue social et ait débattu clairement de ces projets à leurs débuts afin de mettre en place conjointement une véritable gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

Nous aurions pu ensemble définir des critères objectifs, voire des appels au volontariat, négocier des compensations dignes du préjudice et ainsi épargner à nos collègues le traumatisme d'un licenciement transactionnel au motif fantaisiste qui pour nombre d'entre eux entrait en réalité dans la stratégie de réduction d'effectif du site.

Bien sûr, il eut alors fallu démontrer le caractère économique de cette compression d'effectifs, ce à quoi la Direction semble avoir choisi de ne pas se confronter.


1 commentaire:

  1. Bonjour,
    Je ne dirais pas que la direction a géré les effectifs avec intelligence, mais plutôt avec lâcheté.
    Au lieu d'annoncer les choses avec franchise et d'engager un dialogue constructif, elle n'a jamais été franche sur ses objectifs réels. Nous ne les connaissons pas encore aujourd'hui.
    Elle multiplie les licenciements sans cause réelle et sérieuse et dévaste la vie des salariés concernés.
    Comme disait Yves Barrault : notre société n'est pas là pour avoir une morale, mais pour faire du profit. Il est en ligne avec ça.
    Bon courage à tous.

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