mardi 3 septembre 2013

Equity ?






Dans sa dernière vidéo, Jérôme Péribère explique à l'auditoire une nouvelle fois médusé que la première qualité [qu'il attend ?] des RH est... l'équité.

Pourtant, la plupart des salariés ne pensent-ils pas que les RH se contentent de valider les décisions arbitraires ?
C'est bien ce que les résultats de l'enquête d'engagement des salariés semble confirmer, au point que la direction mondiale a décidé de lancer une réflexion sur l'équité des rémunérations dans l'entreprise.

A première vue, cela ressemble à une bonne nouvelle, mais quelles décisions la direction prendra-t-elle en persistant à écarter de sa réflexion les représentants des salariés ?

Cette annonce ne s'apparente-t-elle pas à un nouvel effet de communication ?

Ce qui est sûr, c'est que les salariés qui ont unanimement condamné le "Forced Ranking" imposé par la direction en dépit de son caractère jugé illicite dans plusieurs pays civilisés, peineront à comprendre que l'on puisse considérer le procédé comme équitable...

Et pourtant, si la direction s'apprécie comme un modèle de justice, elle continuera de croire qu'il est équitable de saquer ceux qu'elle aura identifiés comme les moins performants pour sur-récompenser ses "champions".

A suivre...
 

dimanche 21 juillet 2013

Lean Manufacturing... Le CHSCT fait appel à un expert

Le CHSCT a fait la demande de recours à un expert afin de connaître les conséquences de la mise en place du Lean Manufacturing dans l’usine, et ce dans le cadre de ses prérogatives sur la santé, la sécurité et les conditions de travail.

Qu’est-ce que le Lean ?

Il s’agit d’éliminer les activités sans valeur ajoutée afin d’améliorer la performance de l’entreprise
Si ses objectifs sont relativement partagés, il apparaît que ses conséquences sur la santé, la sécurité et les conditions de travail des salariés peuvent être variables en fonction de la façon dont il est appliqué dans l’entreprise.

Le Lean chez Sealed Air

Il y a 2 ans environ, la direction décidait la mise en place du Lean dans les différents ateliers d’Epernon.
Après une information sur le sujet faite au CHSCT mi 2012, le CE mandatait celui-ci début 2013 pour connaître toutes les conséquences de la mise en place du Lean liées aux prérogatives du CHSCT (Santé, sécurité et conditions de travail).
Après avoir réalisé un questionnaire à l’attention des salariés concernés afin de réaliser lui-même une enquête sur la mise en place du Lean, les membres du CHSCT décidaient finalement de faire appel à un cabinet d’expertise afin de réaliser cette enquête et de lui donner ses conclusions.
L’appel à un cabinet extérieur a notamment été rendu nécessaire par la non assurance que la direction nous accorderait le temps nécessaire pour réaliser l’enquête dans des conditions satisfaisantes, et aussi par le fait que les membres du CHSCT ne se jugeaient pas suffisamment compétents pour mener à bien cette enquête et en tirer tous les résultats pertinents.
Le cabinet qui réalisera cette enquête est le cabinet Technologia, qui effectuera son travail aux mois de septembre et octobre prochains.
Nous vous tiendrons informés des résultats de l’enquête dans un prochain post.

A suivre…


jeudi 11 juillet 2013

Qualité de vie au travail

Une chance de ré-humaniser l'entreprise



Le Comité directeur de la CFE-CGC a décidé à l’unanimité de signer l’accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 « vers une politique de qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle ».

La CFE-CGC se réjouit de voir la Qualité de vie au travail (QVT) s’inscrire enfin dans le dialogue social.

Les personnels d’encadrement, la maitrise et les techniciens sont de plus en plus sous pression avec des objectifs irréalisables tant pour eux que pour leurs équipes. Cet accord permettra, après un diagnostic préalable basé sur des indicateurs de QVT et de santé au travail, de négocier l’organisation du travail dans les branches et dans les entreprises et la conciliation nécessaire entre vie professionnelle et vie personnelle.

Cet accord donne également la possibilité de créer des espaces de discussion sur la qualité et la charge de travail pour l’ensemble des salariés, l’encadrement de proximité et intermédiaire.

Avec cet accord, les directions vont devoir s’impliquer dans l’amélioration de la qualité de vie au travail et préciser le rôle du management et les moyens donnés aux managers. Il permet également d’avoir des négociations dans les branches et les entreprises sur un droit à la déconnexion en matière de technologies de l’information et de communication.

Enfin la CFE-CGC croit à la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) dont la qualité de vie au travail est un des éléments constitutifs. Cet accord est une chance de ré-humaniser le travail !

En ces temps de crise, la qualité de vie au travail est un facteur de santé économique des entreprises et de bien-être des salariés.

mardi 11 juin 2013

Le CHSCT réclame des comptes sur les suppressions de postes.




L'objectif est de connaître les conséquences des suppressions de postes sur les conditions de travail des salariés en activité.
 
Pour cela, le CHSCT a demandé la liste des 293 postes supprimés entre 2006 et 2012, ainsi que les motifs de suppression pour chaque poste. 
 
Combien de postes ont été délocalisés (atelier sacs, converting films...), combien ont été remplacés par de la sous-traitance (sécurité, accueil, atelier central, informatique...) , combien de postes ont fait l'objet de transfert de charge sur les autres salariés en activité ?
 
Lorsqu'il y a eu transfert de charge, le CHSCT demande vers quels postes actifs les taches des postes supprimés ont été reportées ?



mardi 28 mai 2013

Sealed Air abandonne le « forced ranking »… pour la France.




Dès sa présentation le 5 mars 2013 à Epernon, nous critiquions fermement l’application du « forced ranking » (voir notre article du 30 mars) dont nous avons dénoncé le caractère illicite lors de réunion du Comité d’Etablissement d’Epernon du 28 mars, puis hier, à l’occasion de la réunion du Comité Central d’Entreprise en préparant une action en justice au cas où la direction n’entendrait pas raison.

Mais hier en CCE, la direction nous a expliqué qu’au vu de la jurisprudence sur laquelle nous étayions notre argumentaire, elle renonçait à appliquer le « forced ranking » aux salariés français, et qu’en conséquence, ceux des cadres qui auraient vu leur note abaissée du fait de ce système illicite en France, verront leur niveau de bonus recalculé en fonction de leur première note, comme cela se faisait par le passé, et recevrons la prime qui leur est due avec leur salaire du mois de juin.

Il faudra être vigilant, car en dépit des affirmations de la direction qui prétend qu’un faible nombre de cadres est concerné, sans préciser combien, - mais ils se compteraient sur les doigts d’une main. -, et que tous sont attachés au service informatique global, vos témoignages semblent montrer qu’il faut plusieurs mains pour compter les cadres lésés, et que plusieurs services sont concernés.

Un courrier d’explication devrait être adressé à chacun.

Nous avons également posé la question de la rectification des augmentations de salaires qui apparaissent comme étant directement liées à la note attribuée : les salariés ayant été totalement privés de bonus ont également été privés d’augmentation de salaire.
Pour le moment, la direction dit qu’il ne devrait pas y avoir de relation entre ces deux éléments, mais son hésitation semble davantage justifier par avance la volonté de ne pas avoir à corriger les augmentations de salaires des salariés lésés, que contredire une pratique  bien installée.

A suivre…

dimanche 19 mai 2013


​
Médecine du travail
La dérive des employeurs


L’indépendance des médecins du travail gène les employeurs. Ceux-ci prétendent saisir le Conseil de l’Ordre des médecins comme ils peuvent le faire depuis une modification législative introduite par le gouvernement précédent !

Ainsi, plusieurs employeurs n’acceptent pas les constats de médecins du travail sur les effets délétères de certaines conditions de travail sur la santé des salariés. Ils ont saisi l’Ordre des médecins arguant que les médecins du travail ne pouvaient constater que des effets médicaux sans établir de lien avec la situation professionnelle.

Leur comportement nie gravement la mission et le rôle du médecin du travail qui est de détecter les situations dangereuses pour les salariés afin de les aider à faire reconnaître leurs droits. Un peu comme si on interdisait un à cardiologue de parler du tabac à un patient qui a un infarctus parce que l’industrie cigarettière fait pression !

La CFE-CGC interpelle le ministère de la Santé afin que les employeurs ne puissent se servir de la déontologie et de l’Ordre des médecins pour disqualifier l’action des médecins du travail dont la mission est de conseiller et de protéger les salariés, en toute intégrité.

La CFE-CGC attire l’attention du Conseil de l’Ordre des médecins afin qu’il mesure les particularités de l’exercice de la médecine du travail.

Cette situation et ses suites ne sont pas des cas isolés. Ils reflètent bien les pressions que subissent les médecins du travail au sein des entreprises.

Sealed Air fait-elle partie de ces entreprises qui cherchent à faire pression sur la médecine du travail ?

Ce qui est sûr, c'est que nous avons jugé nécessaire d'alerter la direction sur  l'inquiétante montée du stress dont témoignent nos collèges auprès de la médecine du travail.

Nous avons fait cela en décembre dernier au CHSCT, en rappelant à la direction que son dispositif visant à limiter les risques psychosociaux avait été unanimement jugé inopérant par les élus, et qu'il ne la dispense évidemment pas son obligation de résultat en matière de santé des salariés.

A ce jour, la direction retient toujours le compte rendu de cette réunion... Pourquoi ?

samedi 30 mars 2013

Le "forced ranking", un système pervers

titrait en février 2011 l'article signé par Marc Mousli pour Alternatives Economiques, pour décrire le système d'évaluation qu'Airbus avait imaginé mettre en place avant d'être convaincu de sa nocivité.

"La croyance aveugle dans la compétition conduit certaines entreprises à des méthodes d'évaluation de leurs salariés qui constituent une erreur de management et une faute de gestion. C'est en effet la qualité de la coopération en son sein qui fait le succès d'une entreprise."

Quand on manque soit-même d'imagination et d'idée, on choisit un gourou, en l'occurrence Jack Welch, le terrible patron de General Electric de 1981 à 2001, et l'on singe ses méthodes en supposant qu'elles auront le même effet sur le chiffre d'affaires. 

Hélas, c'est oublier que l'on a changé d'époque et qu'il a été démontré que ces politiques inspirées de l'eugénisme étaient non seulement inefficaces, mais contre-productives. 

Quand on calque de surcroît ce principe délétère sur une organisation qui fonctionne selon le code féodal, laquelle promeut la soumission et n'admet pas la contradiction, on dégrade encore le résultat escompté en confiant aux courtisans le soin d'évaluer les performances supposées afin d'opérer le tri funeste.

La méthode est donc nocive en fin de compte, mais ses effets à court terme plaisent à l'actionnaire, et les gérontocraties se sentent par nature peu concernées par les avenirs qui les dépassent...

Malheureusement ce sont encore les salariés qui font les frais des mauvaises décisions de la direction.

Prions pour que le jour se lève !