Jeudi 6 décembre, la deuxième réunion de Négociation Annuelle Obligatoire devait porter sur l’Egalité Professionnelle entre les hommes et les femmes.
En l’absence d’accord sur
le thème de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes, nous
demandons l’ouverture de négociations dans l’objectif de réduction chiffrée des
écarts salariaux.
Ces écarts perdurent, voire
s’accroissent au fil du temps, comme en atteste les moyennes communiquées, (907€ de moins en moyenne pour les femmes
par rapport aux hommes au coefficient 900 ; 296€ pour le coefficient
830 ; 270€ pour le coefficient 800 ; 314€ pour le coefficient 730…) et ce en dépit des affirmations non
démontrées de la direction qui prétend que ces écarts ne seraient dus qu’à
« des différences d’âge et d’ancienneté entre les hommes et les
femmes », critères qu’aucun texte
ne retient pour justifier les écarts de rémunération.
Rappelons que l’accord
national étendu du 8 décembre 2010 exige, art. 7, que « tout écart de rémunération entre les femmes
et les hommes doit être justifié par des raisons objectives professionnelles. »
Nous demandons, comme base
de travail de cette négociation, un relevé des rémunérations présenté selon des
critères permettant de comparer les situations conformément au exigences de
l’accord de branche du 8 décembre 2010.
A savoir :
rémunérations Hommes/Femmes, (mini/moyenne/médian/maxi) par famille
professionnelle et métiers (cf. Convention Collective Nationale de la
Plasturgie) et par coefficient.
Cette négociation aura pour
objet d’établir un plan pour supprimer les écarts de rémunération dans un délai
raisonnable, une commission de suivi ayant pour mission de contrôler la mise en
œuvre des actions et suivre les évolutions.
Elle
devra également déboucher sur un plan d’actions visant à obtenir une plus
grande mixité, notamment en ce qui concerne les cadres : aucune femme aux
coefficients 930 et 940 (21 hommes), seulement 3 femmes pour 20 hommes au
coefficient 920.
La direction refuse d’ouvrir une telle
négociation et préfère s’en tenir à ses engagements unilatéraux. (ci-dessous les dits engagements
et leurs effets…)
L'engagement unilatéral numéro 1, ce n'est rien d'autre que la loi :
Art. L1225-26 En l'absence d'accord collectif de branche ou
d'entreprise déterminant des garanties d'évolution de la rémunération des
salariées pendant le congé de maternité et à la suite de ce congé au moins
aussi favorables que celles mentionnées dans le présent article, cette
rémunération, au sens de l'article L. 3221-3, est majorée, à la suite de ce congé, des
augmentations générales ainsi que de la moyenne des augmentations individuelles
perçues pendant la durée de ce congé par les salariés relevant de la même
catégorie professionnelle ou, à défaut, de la moyenne des augmentations
individuelles dans l'entreprise.
Mais quoiqu'il en soit, ces 3 engagements (qui ne mangent pas de pain) ne corrigent en rien les écarts injustifiés de rémunération entre les hommes et les femmes en dépit de ce qu'exige la loi.
Comment se satisfaire de cette situation ?
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