...Il sert aussi à récompenser de la belle manière certain(s) salarié(s) qui ont pourtant bien foiré leurs objectifs.
dimanche 18 juin 2017
vendredi 14 avril 2017
Sealed Air condamnée pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Le licenciement abusif est une pratique à laquelle ont
hélas recours bien des employeurs, et la direction de Sealed Air ne semble pas
rechigner à continuer d'en faire usage après plusieurs condamnations.
Le dossier douteux
présenté par la direction pour tenter de justifier ce licenciement n'a
visiblement pas convaincu du tout le juge départiteur qui a condamné SEE à
payer les indemnités conventionnelles (nous resterons discrets sur la somme) à
notre collègue, plus 1200€ au titre de l'article 700, ainsi qu'à rembourser à
POLE EMPLOI 6 mois (le maximum légal) des indemnités chômage perçues par notre
collègue.
Les dépens ont également été laissés à la charge de SEE.
Les dépens ont également été laissés à la charge de SEE.
Nous ne savons pas
encore si SEE fera appel de cette décision (pour faire durer la procédure ?)...
ni si les condamnations cumulées finiront par faire changer le comportement de
la direction qui n'a jamais montré beaucoup d'aptitude à la remise en question.
Ce qui est sûr, c'est que c'est une bonne nouvelle pour notre collègue et
pour ceux qui veulent encore croire à la justice.
vendredi 21 octobre 2016
Spin-Off ou retour à la case départ ?
A l’annonce en juin 2011 de l’acquisition de Diversey par le groupe Sealed
Air décidée par Bill Hickey, le marché avait mal réagi, l’action Sealed Air
chutait de 22% les jours suivants. Au total sur la période, c’est plus de 2
milliards de dollars de capitalisation boursière sur le titre qui sont partis
en fumée.
Les financiers ne semblaient pas voir les synergies que la communication
Sealed Air disait déceler entre les deux entités... lesquelles étaient pourtant
sensées justifier l’achat pour 4,3 milliards de dollars en cash, d’une société
dont la valeur était alors estimée plutôt autour de 2 milliards de dollars.
Cette acquisition a eu pour effet de
multiplier par 4 la dette du groupe, portant cette dernière à 6,5
milliards de dollars cependant que les capitaux propres étaient divisé par 2
suite à la dépréciation de 1,9 milliards de dollars relative à des unités
Diversey basées en Amérique et en Europe. Le niveau de cash dégagé par
l’activité, est alors à peine supérieur à ce qu’il était avant l’opération de
fusion.
Cette situation plaçait de facto le groupe entre les mains de ses
créanciers, et leur bon vouloir en matière de rééchelonnement de sa dette ou
pas.
En 2013 et 2014, la hausse du taux d’endettement au regard des capitaux
propres continue : il atteint 368 % fin
2014. Pour l’année 2014, la charge d’intérêts s’est élevée à 288 M$, avec
un taux d’intérêt moyen de 6.5%. Le retour sur investissement devient beaucoup trop long sur
l’acquisition de Diversey. Potentiellement il est de 17 ans au vu du
faible EBITDA de Diversey (240 millions $ comparé au coût d’acquisition de 4.3
milliards $), ce qui pèse sur les liquidités du groupe et pompe tout le cash
dégagé par l’activité traditionnelle de Sealed Air. En revanche, les dividendes
versés aux actionnaires restent stables : 0.52 $ par action soit un total de
110.9 M$ en 2014, ainsi que les rachats d’actions qui se sont encore élevés à
184 M$.
En 2015, grâce à son activité, le groupe dégage un flux net de cash de 968
M$, mais 80% du cash généré
par l’activité est consacré aux activités financières :
Sur les 968 M$ de cash dégagé par l’activité du groupe, 100M$ sont utilisés
pour la distribution des dividendes et 800 M$ pour le rachat d’actions propres.
Il ne reste donc plus beaucoup de
marge de manœuvre pour investir (60M$ de cash net sur les opérations
d’investissement) et se désendetter.
Le taux d’endettement du groupe Sealed Air atteint des sommets :
816% de ses capitaux propres fin 2015.
Cette hausse n’est pas due à une
augmentation des dettes financières qui restent stables à 5 milliards de
dollars, mais à une baisse significative des capitaux propres qui sont
divisés par 2 : la principale explication est le rachat de ses propres
actions pour un montant de 800M$.
Alors
pourquoi ce spin-off qui semble nous ramener 5 ans en arrière ?
Est-ce
parce que les efforts consentis par les salariés (qui n’ont pas vraiment eu le
choix) ces dernières années pour réduire les coûts et accroître le niveau de
cash dégagé ne suffisent pas à éponger la dette contractée de façon
déraisonnable ? Sans doute…, car visiblement, proclamer le « change
the game !» n’a pas été suivi d’effets propres à développer le chiffre d’affaires
comme espéré.
L’objectif
est-il de tenter de vendre Diversey en expliquant que sa profitabilité a été
restaurée afin d’éponger une partie de la dette ? C’est possible, mais
cela peut-il suffire ?
La question centrale du moment
est de savoir comment cette dette colossale sera partagée entre les deux
nouvelles entités ?
Ce qui
est sûr, c’est que cette gestion financière qui profite aux banques, aux actionnaires
et à quelques dirigeants n’épargnera pas les salariés au premier rang desquels
ceux des fonctions supports qui ont déjà été bien mis à l’épreuve par la fusion.
dimanche 12 juin 2016
Loi EL KHOMRI : La CFE-CGC propose une voie pour sortir du blocage.
Préparé
sans concertation, ce projet de loi EL KHOMRI porte en lui toutes les
raisons de la colère sociale. La CFE-CGC n’a pas varié dans son
opposition
au texte.
Véritable
« catalogue » de mesures censées flexibiliser le marché du travail,
cette loi n’aura aucun impact positif sur la compétitivité économique
des
entreprises.
Au
contraire, l’introduction d’un principe (article2) d’inversion de la
hiérarchie des normes ouvrirait sans limite le champ de la concurrence
par le
dumping social avec de lourdes conséquences sur l’emploi.
Pour
autant, conformément à sa ligne, la CFE-CGC a participé au processus
d’amendement parlementaire du projet de loi sans varier de son avis
négatif
initial, malgré quelques améliorations par endroit. Processus
interrompu par l’utilisation du 49.3.
La
tension sociale aujourd’hui est à son comble. L’urgence de sortir de la
situation de blocage des positions n’a jamais été aussi forte.
La
CFE-CGC appelle à la raison. Le processus parlementaire doit être
suspendu et les articles relatifs à une inversion de la hiérarchie des
normes renvoyés
à la concertation sociale.
Le
retour nécessaire à la concertation sociale sera possible à condition
de cesser l’instrumentalisation d’un bloc sensé être réformiste contre
un autre
qui serait contre tout.
La
CFE-CGC refuse la caricature des positions, rappelant que
l’intelligence est toujours une option disponible pour ceux que la
concorde sociale n’effraie
pas.
La
CFE-CGC veut donner une chance à la sortie de crise et comme pour les
dates précédentes, n’appelle pas à manifester le 14 juin prochain.
mardi 12 avril 2016
PayPal proteste contre une loi anti-LGBT en Caroline du Nord.
La Caroline du Nord attire de nombreuses critiques en promulguant une loi anti-LGBT.
Pour protester, Dan Shulman, le CEO de PayPal, a annoncé la semaine dernière que sa société
renonçait à ouvrir un nouveau centre opérationnel à Charlotte qui aurait employé
400 personnes qualifiées, considérant que cette loi «perpétue la
discrimination et viole les valeurs et principes qui sont au cœur de la mission
et de la culture de PayPal.»
Facebook, Google, Apple ainsi qu’American Airlines, IBM et
d’autres sociétés présentes dans cet Etat du Sud des Etats-Unis ont vivement
dénoncé l’adoption de la loi anti-gays. La 21st Century Fox et A + E Networks
ont menacé de ne plus y réaliser de films et la Ligue professionnelle de
basketball, la prestigieuse NBA, songe à organiser le «All-Star Game» de
l’hiver 2017 à un autre endroit. Le maire de San Francisco, Ed Lee et le
gouverneur de l’État de New York ont promis de ne plus financer de voyages vers
la Caroline du Nord.
Quelle réaction de Sealed Air ?
Euh... pour montrer son engagement à promouvoir la diversité, sa WIN team organise des initiations au Yoga et à l'auto-défense pour la journée de la femme...
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